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« Mon objectif quand je crée des boîtes, c’est de les revendre. Il y a beaucoup de bullshit dans l’univers startup, il faut arrêter l’hypocrisie » – Julien Artu  

Dans : Startups

À 35 ans, Julien Artu en est déjà à son 3ème projet. Lui, qui n’a pas sa langue dans sa poche l’assume, il fait partie de ceux qui créent des entreprises dans le but de les revendre. Un objectif de vie éloigné de celui de ses confrères, qui rêvent, pour certains, d’intégrer le clan des licornes.

Julie Galeski : Pourquoi monter un projet, si l’objectif final, c’est la revente ?
Julien Artu : Parce qu’il faut se l’avouer, au bout d’un moment, tu te fais chier. Au début, il y a l’excitation de développer un projet, mais avec le temps, il y a une certaine routine qui s’installe comme dans chaque métier, et finalement, c’en devient moins intéressant. Pour moi, il y a plusieurs catégories d’entrepreneurs. Il y a ceux qui rêvent de devenir des Blablacar, et il y a les autres comme moi, plus lucides sur la réalité des choses. Je me considère comme un développeur de boîtes. Je monte un projet, jusqu’à un certain niveau de croissance et de risque. Au bout d’un moment, ça ne m’intéresse plus de prendre les risques, alors je revends.
J.G : Tu ne rêves pas de lever des millions et d’atteindre une valo d’un milliard ? 
J.A : Pas du tout, au contraire! C’est pour cette raison que beaucoup de startups vont au carton. Elles se voient toutes comme Zuckerberg, sauf qu’en France, il y a peu d’élus. Dans le genre « fabricants de licornes », on n’est pas très bons, il faut arrêter de rêver. Je préfère avoir des entreprises qui valent peu, et prendre un chèque, alors que certains crient haut et fort qu’ils sont à la tête d’une startup qui vaut 200 millions et finalement, ils se font racheter pour 1 million… Il y a beaucoup de bullshit dans l’univers startup, il faut arrêter l’hypocrisie.
Dans le genre « fabricants de licornes », on n’est pas très bons, il faut arrêter de rêver.
J.G : Avec ta philosophie, on pourrait penser que tu mets moins de motivation et de passion dans chaque nouveau projet si ta seule attente, c’est le chèque que tu peux empocher à la fin ?
J.A : Ce n’est pas parce que je suis honnête avec moi-même, qu’il n’y a pas de passion dans ce que j’entreprends, au contraire. Le fait de monter des projets, et de ne pas les développer pendant 20 ans, fait que je m’y investis d’autant plus. Je suis un passionné par nature. J’ai envoyé plusieurs fois mes couples en l’air pour mes boîtes. En revanche, je limite toujours mes…

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